Nicolas Selegen

humeurs, écrits, chansons

15 août 2008

"Refusant d'acquitter la rançon de la gloire" : espèces de copieurs-colleurs de textes !

On écrit un texte pour faire partager une émotion : colère, doute, joie, espoir...

Une fois publié sur un blog, les mots ne semblent plus vous appartenir.

A tel point que l'on peut retrouver, sur d'autres blogs ou d'autres sites, son propre texte en "copié-collé", sans guillemets, parfois transformé (avec une phrase ou deux criblée de fautes contrairement à son texte...), mais on "oublie" d'en citer la source et le rédacteur - principe journalistique fondamental !

C'est ce dont je me rends compte ce soir alors que j'assure la permanence du foyer où je travaille : je m'apprêtais à écrire sur cette expérience, quand j'ai voulu retrouver le site hébergeur de mon blog par Google, et que je suis littéralement tombé sur un site reprenant exactement mon billet d'humeur, à propos du sommet prévu en novembre à Vichy (publié sur ce blog le 2 août). Mon nom n'est pas cité, bien entendu.

Alors j'oscille entre deux humeurs :

* La satisfaction d'avoir trouvé de l'écho à mon texte sur internet - ça ne changera en rien à la tenue de ce sommet, je ne suis pas dupe. Mais ça me rassure de savoir que nous sommes encore quelques-uns dans ce pays à nous révolter. La différence que je revendique avec un certain nombre de militants du militantisme ("professionnels de la profession") c'est que je ne suis pas "toujours contre tout et par principe" et que j'essaie de proposer au lieu de m'opposer systématiquement. Agir de manière constructive, quand cela est possible, et ne pas répondre aux fascismes et aux fanatismes par d'autres comportements aussi ineptes.

* Après tout, j'ai pris le temps d'écrire ce texte, d'une manière un tant soit peu soignée voire littéraire, alors pourquoi je ne serais pas cité comme étant l'auteur du texte ? L'internet donne-t-il le droit de reproduire et consommer à satiété ce qui est produit par les autres, sans jamais leur reconnaître un droit en tant que créateurs, initiateurs, etc ?

La prochaine fois, chers lecteurs, que vous diffuserez ou publierez l'un de mes textes, je vous saurai gré de m'en informer et d'indiquer que je l'ai écrit... éventuellement la courtoisie voudrait que vous me demandassiez (!) l'autorisation de le reproduire si c'est en entier que vous voulez l'utiliser... Sinon, je ferai comme ce soir, je laisserai un commentaire sur le site copieur ou enverrai un mail à son auteur, par principe, faut pas déconner. CQFD.

"J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon

Et me gratter le ventre en chantant des chansons.

Si le public en veut, je les sors dare-dare,

S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.

Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',

Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir."

Georges Brassens, "Les trompettes de la renommée"

PS : le site "Bella Ciao" pour ne pas le nommer, n'a même pas daigné publier mon commentaire en guise de droit de réponse... c'est ça la gauche contestataire ?

Posté par selegen à 18:31 - Je vis, j'humeurs... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 août 2008

Une conférence internationale sur l'immigration à... Vichy !

Non, ce n'est pas une farce desprogienne posthume.

Ce n'est pas un dessin de Siné, lui qui vient de se faire virer comme un malpropre par un journal tellement "toujours contre tout" qu'il ne dit plus rien d'intéressant.

Ce n'est pas non plus un couplet ajouté par Jean Ferrat à sa chanson "Nuit et brouillard".

Ce n'est pas une sombre plaisanterie de mauvais goût, même pas un propos infâmant de plus de la part d'un Le Pen.

Cela se passe bien en 2008, en France, pays qui a connu des périodes obscures dans son Histoire et aussi de grandes avancées vers les Lumières.

Alors, ce serait une boulette de plus, une phrase qui restera à jamais gravée dans l'Histoire de la République ?

Peut-être...

Je ne l'invente pas, la presse française n'a pas tellement relevé cette bourde, je l'ai appris par "Le Courrier International" de la semaine dernière (reprenant un article de la presse londonienne) et cela m'a été confirmé en recherchant sur internet.

Les 3 et 4 novembre prochains, M. Sarkozy organisera à Vichy une conférence internationale à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne.

Jusqu'ici tout va bien, me direz-vous.

Ce qui fait tache, c'est le thème choisi : l’intégration des immigrés en Europe.

Vichy ? N’est-ce pas la ville qui a abrité le régime de Pétain ? On ne peut en 2008 accuser tous les vichyssois d’être des petits-enfants de « collabos », bien entendu. Cette période terrible aurait eu lieu à Trifouillis-les-Oies ou Seveso-les-Berdouilles, cela n’eût rien changé au problème. Qu’on le veuille ou non, c’est une « boulette » supplémentaire de notre Président qui va encore susciter de sévères critiques dans le monde entier, je ne parle même pas de l’opposition en France qui est absente et aphone. La politique de M. Hortefeux est vivement condamnée et critiquée partout dans le monde, notamment en Afrique où notre président est allé dire que les femmes et les hommes de ce continent (berceau de l’humanité, cœur de tous les métissages) n’a pas d’histoire… En lisant les témoignages des élèves sans-papiers arrêtés à la sortie des lycées, comment ne pas penser aux rafles d’enfants juifs pendant l’Occupation ? Ne faisons pas de parallèle systématique, mais les circonstances inhumaines sont troublantes de similitudes dans les méthodes employées et le climat de terreur et d’humiliation qui règne actuellement.

Consternant, non ?

http://www.lepost.fr/article/2008/07/27/1231773_sarko-a-vichy-les-fantomes-du-passe.html

http://www.lasemainedelallier.fr/actualite/27-ministres-europeens-a-Vichy-en-novembre-363.html

http://www.lamontagne.fr/editions_locales/vichy/vichy_au_coeur_du_debat_sur_l_integration@CARGNjFdJSsNFBkMBQ==.html

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30 juillet 2008

Concert le 20 septembre au Courant d'Air Café à Marseille

SAMEDI 20 SEPTEMBRE

 

  A 21 HEURES 

 

COURANT D'AIR CAFE

 

Le Courant d'Air, 45 rue coutellerie 13002 Marseille, est un café associatif. L'adhésion annuelle est fixée à 3€. 

 

ENTREE LIBRE 

 

Doux Ange 

 

et autres chansons…

 

Le Courant d'Air Café ouvre une saison 2008/2009 riche et dense, grâce à une équipe de bénévoles renouvelée et de locaux réaménagés.
Entre ce petit lieu chaleureux et moi, c'est une longue histoire : j'y ai chanté maintes fois et même fêté mes 10 ans de chansons en 1999. Il est donc normal d'y offrir cette soirée durant laquelle les nouvelles chansons laisseront leur place aux anciennes et aux reprises.

Posté par selegen à 10:21 - Mon activité chanson - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Financement obtenu pour le DEIS

Excellente nouvelle : j'ai reçu l'accord d'UNIFAF pour le financement de mon DEIS sur les 4 années de formation...
A compter d'octobre, une fois par mois, j'irai donc au Collège Coopératif pour préparer ce diplôme, rencontrer d'autres professionnels qui comme moi cherchent constamment à évoluer et à se former.
Je m'en réjouis d'avance !

Posté par selegen à 10:16 - Journal d'un travailleur social soucieux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juillet 2008

Appel des "Amoureux au banc public"...

A lire et signer.
Ces couples mixtes dont l'un des conjoints est dans une situation irrégulière ne doivent pas être considérés comme des criminels ni des délinquants : c'est la situation administrative qui n'est pas en règle - vu les dispositions des lois récentes sur l'immigration - et non le fait de s'aimer et de vouloir vivre sa vie avec la personne qu'on aime !

L'appel des Amoureux au ban public

La liberté d’aimer la personne de son choix est plus que jamais en péril

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

http://amoureuxauban.net/

Posté par selegen à 20:06 - Mes engagements associatifs, politiques... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

nouvelles des îles Assdèques...

Bien que toujours inscrits aux Assdèques (Assedic), nouveau boulot pour un mois et demi : dans un foyer accueillant de jeunes mères (mineures ou majeures) et leur(s) enfant(s). Ambiance chaleureuse et sereine qui tranche avec le parcours de vie souvent dramatique et chaotique de ces jeunes. Recherche d'un boulot à plus long terme et avec un bien meilleur salaire pour la rentrée : il y a une piste, mais je cherche encore, sinon je reprendrai mon poste de coordination qui s'est arrêté pour les vacances faute de financements.

Lectures : "Courrier international", que je reçois et lis avec beaucoup d'intérêt. J'ai lu "Des rires et une larmes", livre dans lequel Michel Fugain raconte son parcours personnel et professionnel dans la chanson, ses rencontres, ses amours et ses déchirures, sans voyeurisme ni impudeur. Il y a beaucoup d'anecdotes et d'expériences que Fugain raconte avec brio et humour. J'ai commencé "Et maintenant", biographie de Pierre Delanoë. Cela m'intéresse toujours de lire des bouquins sur des artistes, auteurs-compositeurs que j'aime et qui me donnent envie d'écrire.

Une nouvelle équipe se met en place pour continuer à faire vivre un petit lieu marseillais, le Courant d'Air Café, où tant de choses se sont passées pour moi voici quelques années : j'y ai organisé tant de concerts, vécu tant de moments forts, tant de soirées à refaire le monde, puis la lassitude de voir toujours les mêmes visages et l'impression de tourner en rond m'ont peu à peu éloigné de ce lieu. Cette petite équipe, composée de "piliers" comme de récents adhérents, souhaite faire vivre différemment le café sans pour autant dénaturer son esprit. J'ai proposé mes services en cas de besoin. J'y chanterai à nouveau en septembre ou octobre... A suivre...

Posté par selegen à 11:31 - Je vis, j'humeurs... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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